
Alors que nous avons déjà pu regarder 48 matchs de la Coupe du Monde 2018, la phase éliminatoire arrive dés demain et s'apprête à égayer tous les amoureux du ballon rond. Retour sur la phase de groupes, les surprises, les satisfactions et les déceptions.
• Les satisfactions
Tout d'abord, l'équipe qui a été la plus étincelante lors de cette phase de groupe figurait dans le groupe D. Les Croates de Luka Modric ont remporté leur 3 matchs face au Nigéria, l'Argentine et l'Islande et ont régalé, de par leur jeu offensif, dirigé par un milieu de terrain prestigieux composé du milieu de terrain du Real Madrid mais également Ivan Rakitic, deux joueurs qui connaissent le plus haut niveau. Les deux pensionnaires de la Liga ont marqué contre une équipe d'Argentine complètement perdue. La défense fut également essentielle à la réussite de la Croatie, ne concédant qu'un seul but, sur penalty, face à l'Islande. Cette défense est représentée par l'expérience de Dejan Lovren, finaliste de la Ligue des Champions il y a environ un mois. La deuxième équipe qui a brillé au cours de ces deux premières semaines est l'Uruguay, qui n'a pas concédé le moindre but, infligeant également une défaite cinglante au pays hôte, afin d'assurer la première place. La paire Gimenez/Godin qui se côtoie à l'Atletico Madrid est essentielle pour la Celeste afin de rassurer Fernando Muslera. Rodrigo Bentancur, le milieu de la Juventus, a également brillé lors des deux premiers matchs, évoluant dans une position de milieu défensif aux côtés de Matías Vecino, un peu plus haut sur le terrain. On remarque notamment que lorsque Bentancur évolue en position de numéro 10, comme face à la Russie, le jeune de 21 ans est moins étincelant et moins dominant. Enfin, Luis Suarez et Edinson Cavani ont mis du temps à se réveiller mais la paire prolifique en club a vite changé la donne dés le match face à l'Arabie Saoudite, à l'image du but d'El Pistolero. Face à la Russie, le buteur du Barça a inscrit un sublime coup franc alors que Cavani a ouvert son compteur dans ce mondial. Oscar Tabarez peut donc compter sur une équipe complète, à la fois expérimentée, à l'image de Martin Caceres et Fernando Muslera, mais également sur la jeunesse de Rodrigo Bentancur, puis sur la qualité de l'attaque et de la défense. La dernière équipe qui a illuminé ce début de compétition est la Belgique. Certes, les équipes rencontrées par Roberto Martinez et ses joueurs n'ont sûrement pas été au niveau d'une Coupe du Monde mais les belges ont inscrit 8 buts au total et ont battu les anglais malgré le grand remaniement des deux équipes lors du dernier match. L'efficacité de Lukaku, la forme d'Eden Hazard et la tranquillité défensive de la Belgique leur ont permis de remporter leurs trois matchs avant de commencer une nouvelle compétition. De plus, le replacement de Yannick Carrasco au poste de latéral offensif gauche est satisfaisant tant l'ancien colchonero parvient à allier efficacité offensive et défensive. Enfin, Dedrick Boyata remplace Vincent Kompany et se montre rassurant.
• Les surprises
La première grosse surprise de ce mondial était la qualité de la sélection russe. En effet, Tchertchessov et ses joueurs restaient sur 7 rencontres sans victoires avant la Coupe du Monde mais ont vite rassuré leur public avec une victoire retentissante face à l'Arabie Saoudite (5-0). Malgré une défaite logique face aux uruguayens, les russes ont prévenu la Roja, à l'image d'un Aleksandr Golovin étincelant . Ensuite, l'Iran a marqué les esprits malgré leur élimination. En effet, l'Iran a commencé par battre le Maroc dans les derniers instants. Puis, ils ont résisté face à l'Espagne malgré la défaite 1-0. Enfin, alors qu'ils perdaient 1-0 face au Portugal, les iraniens égalisent à la 93ème minute sur penalty puis ont la balle de match mais manquent de peu d'éliminer les portugais sur le fil. A l'image d'une défense de fer, l'Iran a emballé les spectateurs. Ensuite, les deux surprises du groupe F sont le Mexique et la Suède qui se sont qualifiés au détriment de la Mannschaft. Les mexicains battent l'Allemagne en ouverture de la poule, au Loujniki, grâce à un but de Hirving Lozano et montrent leur qualité offensive et leur énergie qui a bousculé l'une des meilleures sélections du monde. La Suède, quant à eux ont perdu sur le fil face aux allemands sur un but splendide de Toni Kroos mais ont sévèrement battu le Mexique sur le score de 3-0, leur permettant d'accéder à la première place du groupe. Grâce à leur gardien Robin Olsen, les suèdois sont présents dans la compétition et montrent que, sans Zlatan Ibrahimovic, l'avenir s'avère radieux.
• Les déceptions
L'Allemagne est évidemment la grosse déception de cette première partie de mondial. En témoigne les deux défaites contre le Mexique et la Corée du Sud mais surtout le jeu allemand qui était sans convictions lors des trois rencontres. A l'image d'un Mesut Ozil nonchalant, un Toni Kroos moins précis et un Jérome Boateng poussé à la faute, les allemands étaient perdus. Joachim Low, présent à la tête de la sélection allemande depuis 2006, va sûrement payer le fait de s'être privé de Leroy Sané, pourtant auteur d'une très bonne saison avec Manchester City. Ainsi, la malédiction du champion du monde se poursuit après la France en 2002, l'Italie en 2010 et l'Espagne en 2014. La Pologne a également déçu après une phase de qualification géré. Seulement après ses deux premiers matchs, les Polonais sont éliminés et malgré les attentes que l'on portait sur Robert Lewandowski, la Pologne n'a su se défaire d'une poule équilibrée mais abordable. La sentence arrive après la défaite cinglante face à la Colombie (0-3). Certes, le buteur du Bayern a peu apporté mais le jeune Piotr Zielinski n'a pas pesé sur le jeu polonais, tout comme Jakub Blaszczykowski. Ensuite, malgré sa qualifictaion, la France a largement déçu, de par un jeu fade proposé par Didier Deschamps. De nombreux joueurs ont été en dessous de leur niveau, comme Samuel Umtiti, ou encore Thomas Lemar sur le dernier match. Cependant, les motifs d'espoir sont qu'Antoine Griezmann monte, petit à petit, en puissance, que Paul Pogba affiche un niveau très satisfaisant par rapport à ses prestations passées. Toutefois, l'Equipe de France devra faire preuve de davantage d'audace dans le jeu car elle figure dans la partie de tableau très relevée. Enfin, les sélections africaines on toutes été décevantes car les cinq ont quitté prématurément la Russie. En effet, bien que les Lions de la Teranga de Sadio Mané ont été eliminé à cause de la règle du fair-play, l'Egypte de Mo Salah n'a pas convaincu, tout comme le Maroc de Ziyech ou la Tunisie de Khazri. La sélection nigériane de Gernoht Rohr n'est pas passé loin de poursuivre la compétition mais un but de Marcos Rojo leur a privé des huitièmes de finale. Alors qu'en 2014, le Nigéria et l'Algérie avaient atteint les huitimes de finale, les nations africaines n'ont pas su représenter leur continent comme il le fallait lors de cette 21ème édition de la Coupe du Monde en Russie.
• Le meilleur joueur
Lorsqu'on évoque le meilleur joueur de la phase de groupes, on peut parler de Philippe Coutinho, auteur d'un but et une passe décisive, mais aussi Isco, fondamental pour l'Espagne, Eden Hazard, Harry Kane ou encore Cristiano Ronaldo. Cependant, un joueur se démarque des autres et se nomme Luka Modric qui a libéré la Croatie grâce à deux buts, un penalty face au Nigéria et une frappe magistrale face à l'Argentine. Sur les trois rencontres, le madrilène présente 82% de passes réussies. Le magicien natif de Zadar nous gratifie de ses magnifiques extérieurs et ses ouvertures qui fluidifient le jeu croate et qui permet aux joueurs offensifs que sont Ivan Perisic, Ante Rebic puis Mario Mandzukic, d'être performant dans les derniers mètres.
• Les plus beaux buts
Alors que Cheryshev nous a régalé avec son extérieur pied gauche magnifique lors du match ouverture, que Nacho et Ronaldo ont égayé la rencontre entre le Portugal et l'Espagne, Kolarov a également inscrit un magnifique coup franc face au Costa Rica. Coutinho a fait sa spéciale face à la Suisse malgré le match nul. Ensuite, Dries Mertens inscrira une reprise de volée magnifique face au Panama, permettant de lancer la victoire des Belges. Christian Eriksen, face à l'Australie, fera trembler les filets sur une demi-volée parfaitement éxécutée. Cependant, le plus beau but de cette première partie de Coupe du Monde, doit être accordé à Ricardo Quaresma, avec son extérieur pied droit qui trompe le gardien iranien.
• Le programme des huitièmes de finale
France - Argentine, le 30 juin à 16h*, Kazan
Uruguay - Portugal, le 30 juin à 20h, Sochi
Espagne - Russie, le 1er juillet à 16h, Stade Loujniki, Moscou
Croatie - Danemark, le 1er juillet à 20h, Nizhny Novgorod
Brésil - Mexique, le 2 juillet à 16h, Samara
Belgique - Japon, le 2 juillet à 20h, Rostov
Suède - Suisse, le 3 juillet à 16h, Saint-Petersbourg
Colombie - Angleterre, le 3 juillet à 20h, Orkytie Stadium, Moscou
*heure française
Riwan H.S.
Rédacteur à Culture-Zone
Spécialiste Sportif Foot et NBA
Ecrit le 29/06/2018 à 17h20